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Préserver l’eau : la relation entre eau et cosmétiques

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Préserver l’eau : la relation entre eau et cosmétiques

Préserver l’eau : la relation entre eau et cosmétiques

L’eau qui coule de notre robinet est un problème de santé publique méconnu, mais majeur. 5 grandes sources de pollution s’y marient allègrement, en sourdine. Et les cosmétiques pétrochimiques en font partie. 

On boit la même eau depuis la nuit des temps !

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Aujourd’hui la qualité de l’eau n’est plus seulement une préoccupation environnementale, mais aussi une question d’« écologie de la santé ». Depuis son apparition sur terre, l’eau n’a cessé d’être en mouvement constant, mais son volume total est demeuré relativement inchangé. Après évaporation des masses, percolation dans le sol et ruissellement en surface, on retrouve les mêmes molécules.

Le cycle de l’eau se poursuit ainsi indéfiniment en adoptant tour à tour les différentes formes qu’on lui connaît : liquide, solide et gazeuse. Cette circulation incessante, qui met en scène la même eau depuis des millions d’années, s’appelle le « cycle hydrologique ». Cette eau, sans cesse réutilisée par les générations successives, est aujourd’hui exposée à une problématique moderne : la contamination invisible par les produits chimiques.

La pollution chimique de l’eau de consommation

En Suisse, grâce à la qualité des systèmes d’évacuation des eaux urbaines (1000 STEP), la qualité de l’eau potable s’est nettement améliorée depuis quelques décennies ; rigoureusement contrôlée sur le plan bactériologique et viral, elle est conforme aux normes sanitaires. Cependant, d’autres pollutions échappent à tout contrôle pour le moment, comme celle, inédite, des « composés traces organiques » apportés par les eaux usées, entendez, des produits chimiques déversés dans les différents réseaux urbains.

Les composés chimiques en suspension dans l’eau sont appelés « micropolluants ». Ils sont les résidus d’un grand nombre de produits de consommation courante. On compte. Les cosmétiques, produits de nettoyage, les médicaments relâcher dans urine et les selles, les produits phytosanitaires de l’industrie agricole intensive et les additifs tels qu’aluminium et autres javellisants utilisés par les stations d’épuration elles-mêmes pour rendre l’eau potable, inodore et translucide.

En Suisse, l’OFEV a évalué à plus de 30’000 les substances organiques présentes dans les eaux. Mêmes à des concentrations très faibles (de l’ordre du microgramme ou du nanogramme par litre), peuvent avoir des effets néfastes sur les écosystèmes aquatiques et la santé. Pour exemple les perturbateurs endocriniens en font partie. Malheureusement le lien de causes effets sur la santé sont impossible à faire.

Des conséquences non étudiées scientifiquement

Pour l’heure, cette pollution moderne qui à moins de 30ans, n’a en effet bénéficié d’aucune étude approfondie. Personne ne dispose de données nécessaires qui permettraient d’évaluer l’impact de ces substances toxiques sur l’environnement et la santé. Leurs effets sur la santé sont également peu connus : ils ne sont bien souvent pas décelables pendant de longues périodes, et il est en outre difficile de les distinguer des autres facteurs qui affectent notre vie de tous les jours (nutrition, stress, qualité de l’air, ondes électromagnétiques…).

Mais la difficulté ne réside pas seulement dans la possibilité de détecter les substances en question, encore faut-il savoir quelles substances rechercher ! En effet, les instances gouvernementales chargées de la protection de l’eau ne reçoivent aucune indication de la part des industriels en ce qui concerne les composés chimiques utilisés dans leurs formules et susceptibles de persister en milieu aquatique. En clair, comment mesurer la teneur d’un micropolluant sans connaître ni sa signature chimique ni son nom ? D’autre part, l’impact sur l’environnement n’est pas produit uniquement par les substances elles-mêmes, mais aussi par leurs métabolites (produits de leur dégradation), ainsi que par le mélange des substances entre elles. Un casse-tête.

L’eau est à l’environnement ce que le sang est à l’organisme humain ; elle est essentielle à la survie de tous le vivant, végétaux, animaux et humains. Le moyen de protection le plus accessible consiste à utiliser notre bon sens afin de déverser dans notre réseau d’eau potable uniquement des produits biodégradables et connus pour leur respect de l’environnement (produits de nettoyage, produits de jardinage, etc.). D’un point de vue cosmétique, il est recommandé de choisir des gammes exemptes de composés chimiques classés dans la catégorie des perturbateurs endocriniens (parabens, muscs, phtalates, phénoxyetanols…). La liste est bien trop longue !

L’impact des cosmétiques sur l'eau & la vie

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À rappeler que 100 % des produits cosmétiques de rinçage se retrouvent dans les eaux usées (shampooing, gel douche, savon, après-shampooing, bain moussant, gel nettoyant visage, démaquillant, gommage, masque, etc.). Quant aux produits de pénétration (émulsion, crème, huile), 15 % de leurs résidus en surface sont éliminés au lavage suivant. Ici à nouveau, l’usage de cosmétiques bio s’impose comme une alternative de choix.

  • Dans les pays en voie de développement, 80 % des maladies sont dues à l’eau.
  • Une goutte d’huile peut rendre impropre à la consommation jusqu’à 25 litres d’eau.
  • 1 gramme de 2,4-D (un herbicide d’usage domestique courant) peut contaminer 10 millions de litres d’eau potable.
  • 1 gramme de BPC peut rendre jusqu’à 1 milliard de litres d’eau impropre à la vie aquatique en eau douce.
  • 1 gramme de plomb, rend impropre à la consommation 20 000 litres d’eau.
 

Ici à nouveau, l’usage de cosmétiques bio s’impose comme une alternative de choix, malgré tout ce que les détracteurs du bio en disent, elle reste l’espace le plus sécure en matière de consommation cosmétique dans l’objectif de préserver la qualité de notre précieuse eau.

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Carol Cassone

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